Plus de 4 millions de Français ont regardé hier soir l’émission Envoyé Spécial. Au sommaire de cette émission, le reportage sur les cosmétiques bio a bien évidemment retenu toute notre attention.
Il faut se souvenir que c’est un reportage d’Envoyé Spécial au début de l’année 2005 qui avait lancé le « boom » de la cosmétique bio. Dans ce reportage, les journalistes pointaient du doigt la composition de la cosmétique conventionnelle qui utilisait des conservateurs synthétiques dont l’innocuité (=absence de danger) n’était pas prouvée. Pire, certains composants comme les parabens ou le phénoxyéthanol pouvaient être dangereux.
Depuis 2005, la cosmétique bio connaît une forte progression (35% de croissance par an) qui ne semble pas faiblir, malgré la crise. Les Français sont en recherche de produits plus naturels, plus sains pour la peau et meilleurs pour l’environnement.
Ce nouveau reportage a davantage insisté sur la protection de l’environnement que sur l’aspect « santé ». Il a bien été souligné que produire de la cosmétique bio, de qualité, n’est pas chose aisée. Les contraintes sont nombreuses pour respecter le cahier des charges des labels. Et pour les marques les plus éthiques comme le Laboratoire Paltz, il faut des convictions très fortes pour aller au-delà de ces contraintes.
En tant que laboratoire pionnier de la cosmétique bio depuis 1976, nous voulions clarifier quelques points cités dans le reportage :
La cosmétique bio est-elle efficace ?
On voit dans le reportage des tests d'efficacité effectués par un laboratoire indépendant. Les résultats de l’application d’une crème bio ne sont pas visibles à l’œil nu mais on voit la différence au microscope. Il est bon de rappeler que les mêmes résultats sont obtenus dans les tests de cosmétiques conventionnels. Si la crème anti-rides « miracle » existait, ça se saurait ! Toutefois, si les rides ne disparaissent pas à vue d’œil, on peut constater à l’application de crème anti-rides bio sur le long terme que la peau devient plus lisse, le teint plus éclatant.
En effet, dans les crèmes bio, c’est l’ensemble de la composition qui est active et fait du bien à la peau. Dans les cosmétiques conventionnels la base du produit, bien souvent composée d’huiles issues de la pétrochimie, est inerte et peut même être occlusive, c’est-à-dire boucher les pores de la peau. En cosmétique bio, la base du produit est déjà active (hydrolat, huile végétale), en parfaite affinité avec la peau. La peau peut utiliser la base pour se régénérer, et les actifs qui entrent dans la composition du soin viennent en plus apporter à la peau ce dont elle a besoin, selon les effets recherchés.
La cosmétique bio peut-elle être dangereuse ?
Il est question au cours du reportage du danger que représente la cosmétique bio. En effet, naturel ne veut pas dire sans danger, et les huiles essentielles notamment peuvent être allergisantes pour les peaux les plus sensibles. Certaines photos prises par des dermatologues sont assez effrayantes. On y voit des personnes faisant des réactions très vives aux huiles essentielles. Malheureusement, le reportage ne dit pas si ces personnes ont appliqué les huiles essentielles pures sur la peau, lesquelles elles ont utilisées et à quel dosage...
En effet, des précautions sont à prendre dans l’utilisation des huiles essentielles, et l’application pure sur la peau est vivement déconseillée. Un avis d’expert est toujours le bienvenu.
Au laboratoire Paltz, nous formulons tous nos cosmétiques bio avec des huiles essentielles depuis plus de 30 ans. Nous avons choisi d’utiliser les huiles essentielles car bien utilisées, elles sont des actifs puissants et en parfaite affinité avec la peau. Nous avons l’expertise et le savoir-faire pour exploiter le meilleur des huiles essentielles sans danger pour nos client(e)s.
Tous nos soins sont testés dans des laboratoires indépendants avant leur commercialisation. Le laboratoire montré dans le reportage fait d'ailleurs partie de nos prestataires. Des tests de tolérance cutanée et d’innocuité sont réalisés pour vous permettre d’utiliser nos soins en toute confiance.
Les conservateurs dans les cosmétiques bio
Nous avions écrit un article à ce sujet. Pour le moment, il n’est pas possible de conserver un cosmétique bio sans l’ajout de conservateurs. Si c’était le cas, le produit ne pourrait se conserver que quelques jours et vite devenir un vrai danger pour la peau.
L’organisme de certification Ecocert qui délivre le label Cosmébio autorise 5 conservateurs. Ils sont autorisés car leur innocuité a été prouvée. Nous les utilisons dans nos soins en essayant d’intégrer le strict minimum dans nos formules.
Un autre laboratoire de cosmétique bio vu dans le reportage a fait le choix de l’alcool comme conservateur, et il n’est pas le seul en bio. Ce n’est pas notre choix car comme le souligne la journaliste Laurence Wittner, auteur du « Palmarès des cosmétiques », l’alcool est un ingrédient desséchant et irritant pour la peau. Nous préférons donc, pour le moment, utiliser des conservateurs autorisés par Ecocert, sans effet nocif pour la peau.
Attention aux « faux » cosmétiques naturels
Dans le reportage, on voit bien que certaines marques jouent la carte des actifs naturels et les mettent en avant. Pourtant, ces actifs apparaissent à la fin de la liste INCI (=composition en latin) alors que l'on sait que les ingrédients sont classés par quantité décroissante. On voit donc que ces ingrédients naturels mis en avant sur l'emballage représentent une infime partie de la composition du produit.
D’autres marques jouent avec le label Cosmébio et inventent des logos qui trompent le consommateur. Pour être sûrs d’acheter de la cosmétique bio, certifiée par un organisme indépendant et respectant des cahiers des charges précis, fiez-vous aux labels européens… en attendant le label unique, prévu pour cette année.

A la fin du reportage, la journaliste a insisté sur le fait que la cosmétique bio était avant tout la garantie de soins sans parabens, phénoxyéthanol et autres ingrédients mis en cause récemment. Elle est aussi meilleure pour l’environnement puisqu’elle encourage l’agriculture biologique et utilise des ingrédients biodégradables.
Nous insisterons sur le fait que nos soins sont en parfaite affinité avec la peau pour une meilleure assimilation et efficacité. Nous réussissions à intégrer un maximum d’ingrédients bio dans nos formules et sommes actuellement à 76% d'ingrédients bio en moyenne sur l'ensemble de notre gamme. Enfin, notre expérience depuis 1976, nous permet de bien connaître notre métier et de proposer des produits sûrs, approuvés par de nombreux clients.
Et vous, avez-vous vu ce reportage ? Qu'en avez-vous pensé ?
Lire également...
- Les huiles essentielles de la minceur - 29/05/09
- Différence entre huiles essentielles et huiles végétales - 05/09/08
- Les conservateurs dans les cosmétiques bio - 16/12/08



Déçus par le reportage
Nous sommes effectivement déçus par le reportage qui selon nous n'est pas objectif sur la cosmétique bio.
Vous avez effectivement rappelés dans votre blog, les points essentiels qui démontrent un vrai intéret des consommateurs et consommatrices à opter pour le bio. Or si l'émission commence en précisant que la croissance des cosmétiques bio est de 35% par an, rien n'explique dans le reportage d'ou vient cette croissance...en effet si l'engouement pour la cosmétique bio est tel, c'est bien qu'il ne s'agit pas uniquement d'un phénomène de mode mais d'une réelle prise de conscience du consommateur.
Le fait d'insister dans le reportage sur les critères de certifications des labels bio est certes interessant mais en aucun cas un point négatif pour les cosmétiques dans la mesure ou cette démarche est qualitative autant au niveau des laboratoires que des consommateurs. Il est dommage que le reportage ne l'ait pas abordé de ce point de vue.
Nous regrettons une éventuelle prise de position du reportage qui a habituellement pour objectif d'être informatif...