Cette année, le salon de l’agriculture a ouvert ses portes à Paris sur fond de polémique autour de la campagne de communication de France Nature Environnement

Ces affiches, que le chef de l’Etat a jugé « totalement déplacées », ont été interdites dans le métro parisien. Pourtant la FNE se défend en indiquant souhaiter ouvrir le débat sur l’agriculture en France sans vouloir opposer les français entre eux.
Au laboratoire Paltz, nous oeuvrons pour une agriculture plus responsable en choisissant de fabriquer des cosmétiques naturels avec un pourcentage très élevé d’ingrédients bio (76% en moyenne), et en favorisant les petits producteurs d’huiles essentielles.
L’ouverture du salon de l’agriculture est l’occasion pour nous de faire le point sur l’agriculture biologique en France.
Les objectifs du Grenelle de l’environnement
En mai 2007, les objectifs du Grenelle de l’environnement était notamment de passer à 6% de la SAU (surface agricole utilisée) en agriculture biologique en 2010, et de viser 20% en 2020. Le site notre-planete.info détaillait alors l’ensemble des objectifs du Grenelle de l’environnement.
Fin 2009, la surface agricole utilisée en bio était de 2,46%. Il reste encore de nombreux efforts à faire pour développer l’agriculture bio en France ! Les politiques ont leur rôle à jouer mais c’est également à chacun d’entre nous de soutenir la bio en achetant des produits bio cultivés en France.
Pourquoi devons-nous absolument soutenir l’agriculture raisonnée et bio ?
Elle est plus saine pour la terre.
L’agriculture intensive asphyxie les sols, pollue les cours d’eau et a un impact direct sur l’ensemble de la biodiversité. En effet, que mangeront les oiseaux s’il n’y a plus de vers de terre dans le sol ? Comment survivront les abeilles, victimes des pesticides, qui disparaissent en nombre chaque jour ?
L’agriculture bio a contrario enrichit les sols, respecte la rotation des cultures et participe à la sauvegarde de la biodiversité.
Elle est plus saine pour les agriculteurs.
Le 15 janvier dernier, l’agriculteur Yannick Chénet est décédé des suites d'une leucémie reconnue comme maladie professionnelle par la Mutualité sociale agricole. Nous avions pu le voir témoigner dans le film de Jean-Paul Jaud, « Severn », où il racontait les pressions du monde agricole pour taire sa maladie. Pour en savoir plus, lire cet article.
Combien sont-ils à souffrir en silence des complications liées aux traitements phytosanitaires ? Combien d’agriculteurs sont tombés, et tomberont malades ? Et combien de leurs enfants ?
Combien d’agriculteurs donneront leur vie pour que les dysfonctionnements de notre système agricole soit considéré ?
Elle est plus saine pour les consommateurs.
Nous sommes déjà soumis à de nombreuses pollutions au quotidien (air intérieur dans nos maisons, pollution atmosphérique…) En choisissant ce que nous mettons dans nos assiettes, nous réduisons la part des éléments dangereux que nous absorbons.
Et puis, des légumes qui poussent avec de l’engrais naturel (compost), sans pesticides, en respectant le cycle des saisons et qui ont du goût, c’est meilleur pour nous tous !
« Consommer bio, c’est voir plus loin » comme le dit le slogan des magasins Biocoop. Acheter bio, c’est favoriser un mode de production plus durable, soutenir les agriculteurs qui ne doivent plus être victimes des traitements qu’ils infligent à leurs cultures et offrir à notre organisme les ingrédients dont il a besoin pour vivre, sans le rendre malade.
Nous vous invitons à regarder le reportage Manger peut-il nuire à la santé diffusé sur France 3 le 16 Février dernier.
Et vous, que pensez-vous de la campagne de FNE ? Et du débat qu’il suscite ?
Lire également...
- Fête de la nature les 24 et 25 Mai - 06/05/08
- L'eau de jeunes pousses vertes d'orge - 13/02/09
- Une nouvelle charte pour les cosmétiques COSMEBIO - 27/09/11









Ces affiches ont le mérite de mettre les pieds dans le plat et de dire haut et fort ce qui ne va pas actuellement dans l'agriculture aujourd'hui. Alors oui ça dérange et peut-être que les gens ne veulent pas voir la réalité en face. Mais nous le devons, nous n'avons plus le choix ! J'espère que les pouvoirs politiques vont prendre conscience des choses à changer pour le bien-être de toute la population : les agriculteurs et nous tous.